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Vendredi 13 Mai 2005
Théâtre de Moulins : L'invité de David Pharao .
Cinquante ans, trois ans de chômage, des indemnités en chute libre... Gérard est au bout du rouleau quand s'offre à lui un poste inespéré en Indonésie !
Pour se concilier les faveurs de son futur employeur, Gérard l'invite à venir dîner à la maison. Erreur fatale ! Affolée à l'idée de ne pas être à la hauteur, sa femme Colette supplie Alexandre, leur voisin, de leur venir en aide. Gourou de la communication, Alexandre relève le défi et relooke le couple en vingt-quatre heures. Rebondissements, coups de théâtre, bévues et imprévus... Tout s'en mêle jusqu'à ce que - les nerfs à vif, au comble de l'angoisse - notre couple ouvre, enfin, sa porte à... L'invité.
Un vaudeville moderne, dans lequel on rit il est vrai beaucoup, même si le sujet a cependant certains côtés grinçants . Les acteurs sont très professionnels, peut-être trop. Je n'ai pas eu l'impression de sentir un vrai échange entre la scène et la salle, mais je ne boude pas pour autant mon plaisir.
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Jeudi 3 Novembre 2005
Théâtre de la Mothe : « Hans, Marlischen, Cendrillon et les autres » Cie Petit Théâtre Dakôté

Adapté de cinq contes méconnus des frères Grimm, ce spectacle part à la découverte du côté obscur et cruel des conteurs germaniques, mais avec beaucoup de malice et surtout en se laissant porter par le bonheur de retrouver des histoires superbes et de créer la magie à partir de trois fois rien. Frissons assurés pour tous, petits et grands !

Le Petit Théâtre Dakôté se développe, puisqu'il dispose pour ce spectacle d'un éclairagiste. La mise en scène de Christophe Bihel fait encore mouche, faisant vivre avec presque rien (un paravent pour tout décor) ces contes dans leur V.O. parfois "sanglante" ; mais l'humour et la délicatesse en font un spectacle pour tous.
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Vendredi 30 septembre 2005
Théâtre de Moulins : Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le vieux port , de Serge Valetti, avec Nathalie Roussel.

« Alors, un jour d'août, au soleil, d'un bateau, avec mon père on a jeté ma grand-mère dans l'eau du Vieux-Port. »
Sa grand-mère, c'est Dolorès. Un temps, elle avait eu un perroquet, un singe, et un lapin. Le lapin s'appelait Cul-cousu. (C'est à cause de la chèvre.)
Le fils de Dolorès, lui, c'est Alex – le père de l'auteur. Un jour il s'est mis à écrire des romans policiers pour la Série noire. On apprend ici comment ça s'est passé.
Et Luigi !... (Non, ce serait trop long.)

Un numéro d'actrice assez impressionnant. Nathalie Roussel remplit la scène de sa présence, et le texte de Serge Valetti est à la fois touchant, émouvant et drôle.
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Samedi 19 Mars 2005
Yzeurespace : Geoffrey Oryema .
En quittant l'Ouganda et la dictature d'Idi Amin Dada en 1977, Geoffrey Oryema a choisi la liberté et l'exil. Aujourd'hui, la France est sa terre d'asile, mais son pays natal est toujours présent dans ses chansons. Artiste novateur, Geoffrey Oryema a su s'imposer parmi les plus grands et créer un style qui lui est propre, mélange de traditions africaines et de modernité. Au cours de ses concerts, l'artiste a voyagé sur tous les continents.
Avec ses fameux claquements de langue, son ukimé (instrument à caisse de résonnance très particulière), son incroyable tessiture, sa gamme vocale immense, ses diverses techniques rythmiques, ses jeux de jambes, Geoffrey Oryema nous a offert un grand spectacle. Sans oublier les accompagnements de Jean-Pierre Alarcen, sans doute un des plus grands guitaristes du moment.
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Samedi 12 Mars 2005
Théâtre de Moulins : Vincent Delerm .
De noir vêtu, Vincent Delerm s'assoit derrière son piano en jeune premier ténébreux, pour immédiatement décaler cette image. Procédé favori : l'usage de la voix off pour jouer l'autodérision d'un monologue intérieur, ou les remarques d'un spectateur râleur auquel François Morel prête sa voix de Deschiens en goguette chez les bobos. Ces sketches (souvent très drôles) et les différents morceaux de la soirée font pencher le concert du côté du récit. Vincent Delerm n'est-il d'ailleurs pas plus conteur que chanteur ? Les épisodes de ses relations avec une Charlotte Carrington rythment l'exposition de petits tableaux d'une génération.
Et ça marche ! Je n'avais jamais vu une salle moulinoise, surtout au théâtre, avoir un tel contact avec un artiste. Sans excès, avec simplement des modulations du piano, des intonations, des mimiques, il "tient" sa salle, la fait rire, chanter, s'émouvoir... On n'avait vraiment pas envie d'arrêter, témoins les deux ultimes rappels, malgré la salle rallumée. Un artiste qu'il faut absolument découvrir sur scène.
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Samedi 3 décembre 2005
Yzeurespace - sous chapiteau : Parfums d'Est , cirque Rasposo et "Kapalest".

Ce spectacle est né de la conjugaison entre le cirque et la musique tzigane, afin de retrouver l'âme nomade qui a présidé à la naissance de l'un comme de l'autre. Pourquoi cette osmose, quel phénomène rapproche si intimement la musique tzigane et le cirque ? Ces deux mondes ont en commun la fierté. Une fierté et une arrogance qui dissimulent, en réalité, la difficile condition d'artiste. Le spectacle évoque une tranche de vie, dans un univers familial nomade d'artistes de cirque. Les évènements qui ponctuent le quotidien de ces "gens du voyage" sont étroitement liés avec l'expression musicale et l'exploit physique, aboutissant à une véritable fusion entre leur musique et leurs habitudes. Le public est invité à entrer dans la vie de cette tribu, tout près ; à voir à la fois la face et l'envers du décor, à sentir l'énergie et la puissance de l'effort.

On se retrouve plongé au coeur d'un campement tzigane, au point qu'on nous offre la soupe à l'entracte, et on a l'impression que les artistes font leurs numéros sur nos genoux... Plus de deux heures de bonheur, sans cesse rythmé par la musique des Kapalest.
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Mardi 6 décembre 2005
Théâtre de la Mothe : « Donc » Cie Et Nous Itou

A partir de l’ouvrage « Petites pièces à géométrie variable » de Jean-Yves Picq, la jeune compagnie « Et Nous Itou » travaille sur la rythmique, la sonorité et la musicalité des mots. Le texte apporte à la base une gamme de langage populaire qui permet de colporter des sujets profonds : le droit à la différence, la sensibilité et le respect de l’autre, avec une très grande légèreté. Le parti pris de ce travail original est d’enrichir l’univers musical des textes par la présence d’un pianiste de jazz, qui sera lui aussi un personnage de l’histoire, et dont la quatrième voix se fera entendre par la musique.

Une prestation étonnante, menée sur un rythme époustouflant par 3 jeunes comédiennes et un pianiste hyper-placide. Du beau travail...
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