Le 7 février 2005, nous avons donc pris la route pour Clermont, afin d'assister à la soutenance de thèse de Jean-Yves. L'amphi était suffisamment rempli : beaucoup de copains, un peu de famille, quelques personnes attirées par le sujet... Allez, je vous donne le titre de la Thèse :
« ÉTUDE DES MÉCANISMES DE RECOMBINAISON CHEZ ARABIDOPSIS THALIANA : LES PROTÉINES DU GROUPE ÉPISTATIQUE RAD52 ET LEUR RÔLE DANS LA STABILITÉ GÉNOMIQUE ».
Vous avez compris ? Tâchez au moins de le retenir...
D'abord l'exposé, une bonne heure de projection commentée, avec de superbes images.
Puis la séance de commentaires et de questions, d'une durée équivalente, pas très facile à suivre pour les non-initiés. Surtout que, le jury comprenant une sommité internationale (le futur patron de Jean-Yves) ne parlant pas français, la deuxième partie s'est déroulée en anglais. Par moments, Jean-Yves semblait fatiguer et souffrir un peu.
Ensuite, les délibérations du jury (à l'écart) et un Jean-Yves épuisé mais content que ce soit fini.
Enfin, le verdict : Jean-Yves est déclaré "DOCTEUR D'UNIVERSITÉ (Spécialité : Physiologie et Génétique Moléculaires), avec la mention très honorable et les félicitations du jury - ce qui se fait de mieux paraît-il.
On peut alors se retrouver dans une salle où un copieux buffet va nous occuper jusqu'au milieu de l'après-midi, avec la séance de cadeaux, sérieux ou farfelus (un casque anti-martiens, un permis pour conduire les vélos, une carte du Bénélux...). Nous avons bien discuté, et au passage fait la connaissance de la maman et de la soeur de Sophie.
Et voilà. Notre fils est docteur. Nous sommes bien sûr ravis et fiers, mais dans 15 jours il part pour l'Angleterre, et là il y a évidemment un peu d'angoisse.